Sylvie
Tolmont


Députée de la Sarthe
4e circonscription


24 mars 2017

Mobilisée sur la question cruciale des AVS au service de l’inclusion scolaire

Au cours du quinquennat qui vient de s’écouler, le gouvernement a fait preuve d’une mobilisation remarquable au service de l’inclusion scolaire et sur la question de la situation de handicap à l’école. Si des mesures fortes ont été adoptées, demeurent sur le territoire des situations inacceptables que je continue de dénoncer avec ferveur, au nom du droit à la scolarité pour tous.

Ainsi, à Pruillé le Chétif, je suis intervenue auprès du Directeur académique et de la Ministre de l’Education nationale pour défendre le recrutement d’un AVS pour accompagner un jeune élève, conformément à l’orientation donnée par la MDPH. Alors même que le handicap de ce jeune élève a été reconnu et qu’une notification de la MDPH stipule que cet enfant ne peut évoluer dans l’enceinte de l’école dans les meilleures conditions possibles sans l’aide de cet AVS, il n’est pas envisageable que cette orientation ne soit pas suivie des faits. Je resterai particulièrement attentive à cette question tant que l’AVS ne sera pas en poste.

De même, dans une école du Mans, le contrat d’une AVS n’a pas été reconduit, alors même qu’elle donnait entière satisfaction et que l’élève dont elle s’occupait évoluait mieux dans l’enceinte de l’école grâce à son aide. L’enfant doit à présent reconstruire tous ses repères avec une nouvelle personne, tandis que le travail de la personne en poste qui s’est beaucoup investie dans sa mission n’a pas été valorisé. Là encore, j’ai adressé une interpellation au Directeur académique et à la Ministre de l’Education nationale pour soutenir le prolongement du contrat de l’AVS qui était en poste.

Il est à rappeler que le statut d’AVS n’était absolument pas reconnu jusqu’en 2013. Ce manque de reconnaissance du métier d’AVS posait plusieurs problèmes sérieux. Faute d’être identifié comme profession du système éducatif, l’AVS évolue dans des conditions de travail d’une grande précarité, source d’instabilité et d’insécurité. N’ayant pas accès au processus de titularisation, l’AVS était contraint de renoncer à sa profession à l’issue de six années d’exercice. Pourtant, l’AVS est un réel acteur sur le terrain, pleinement utile à la communauté éducative, au service de la prise en charge du handicap et de l’inclusion scolaire. Dans cette prise de conscience, la loi du 8 juillet 2013 de la refondation de l’école de la République a inscrit le principe de l’inclusion scolaire de tous les enfants, sans aucune distinction. Pour traduire cette volonté, le Gouvernement a consenti pour l’année 2013 un effort inédit avec le recrutement de 350 nouveaux AVS pour l’aide individuelle et de 8 000 nouveaux contrats aidés supplémentaires. Enfin, il était question que le ministère de l’éducation nationale propose un CDI à tous les AVS qui auront exercé pendant six ans sous le statut d’assistant d’éducation et se seront engagés dans une démarche de valorisation des acquis de l’expérience (VAE). Ce dispositif envisageait de mettre un terme à l’obligation pour le ministère de l’éducation nationale de se séparer des AVS après six ans de service. Si ces objectifs ne sont pas pleinement remplis aujourd’hui, le principe sur lequel ils reposent demeure inchangé : pour réaliser l’école inclusive, c’est toute la communauté éducative qui doit être sensibilisée et formée aux enjeux de la prise en compte des handicaps, dans toute leur diversité, et des besoins spécifiques de chaque élève. C’est donc en m’appuyant sur cette priorité, que nous partageons au sein de la Majorité, que j’ai défendu les deux situations locales que je viens de réexposer. En effet, les bonnes intentions du Gouvernement doivent pouvoir être traduites concrètement à l’échelle locale. Il est de notre responsabilité, en tant que parlementaire, de veiller à cette exigence.


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