Sylvie
Tolmont


Députée de la Sarthe
4e circonscription


05 avril 2019

Sauvons l’EHPAD de Vallon-sur-Gée

M. Michel DROUIN, Maire de Vallon-sur-Gée, m’a transmis le courrier qu’il a adressé à la Ministre de la Santé en date du 28 janvier.

Par celui-ci, le Maire demandait l’intervention de la Ministre suite à la brusque annonce de la fermeture de l’EHPAD de sa commune. Il lui demandait d’intervenir pour éviter ce nouveau drame de la désertification médicale. Il lui rappelait, à cet égard, que l’EHPAD compte actuellement 48 résidents et 38 salariés.

Je partage les craintes exprimées par Monsieur le Maire et ai pris la décision d’interpeller la Ministre, par courrier en date du 22 février dernier.

Par ce courrier, je relevais que la fermeture de cet établissement menacerait les emplois actuellement pourvus par l’EHPAD et laisserait les résidents, et leur famille, sans solution pour assurer leur hébergement et leur suivi.

Je m’appuyais sur le fait que rejoindre un EHPAD, comme cela est exposé dans le Projet Régional de Santé Pays de la Loire, « constitue souvent le dernier choix des personnes, majoritairement motivé par des problèmes médicaux ou cognitifs ou par l’isolement social, en tout cas par des situations qui requièrent des soins fréquents et une aide à la personne importante ».

C’est pourquoi, j’indiquais que fermer un tel EHPAD constitue un acte grave supposant une analyse rigoureuse des alternatives possibles et des conséquences pour les résidents et leur famille.

Enfin je déplorais, finalement, le manque de soutien de ce gouvernement envers les territoires ruraux.

La suite des évènements m’a donné raison. Je me suis rendue, le 29 mars dernier, dans cette commune à l’occasion d’une réunion publique organisée sur le sujet. 

La confirmation totalement assumée  de la fermeture de la maison de retraite de Vallon par la représentante de l’Agence Régionale de Santé des Pays de la Loire est intervenue comme un nouveau pied de nez fait à nos territoires au lendemain de la présentation du rapport Libault et de l’annonce de la Ministre de la Santé d’une grande loi « Grand âge et autonomie » pour la fin de l’année.

Derrière les grands discours et les grandes annonces, reste une réalité : celle du mépris tel qu’il est ressenti par les habitants de nos territoires distants des métropoles.

Lors de mon intervention dans l’hémicycle, le 3 avril 2019, dans le cadre du débat sur l’organisation de l’État et des services publics, j’ai pris l’exemple de cette fermeture pour illustrer l’abandon de l’État envers les territoires ruraux.


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