Sylvie
Tolmont


Députée de la Sarthe
4e circonscription


01 octobre 2019

QAG : Ma question à Agnès Buzyn sur la fermeture de nuit des urgences de l’hôpital du Bailleul

Dans le cadre des questions au gouvernement, j’ai interrogé Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, sur la fermeture nocturne des urgences de l’hôpital du Bailleul en Sarthe et le manque de médecins urgentistes.

Le texte de mon intervention :

Madame la ministre des Solidarités et de la Santé,

Vous communiquez largement sur votre volonté de renforcer l’accès aux soins sur les territoires, la présentation du PLFSS 2020 ne déroge pas à cette règle.

Dans la réalité, la situation continue à se dégrader dangereusement.

Dans la Sarthe, sur ma circonscription, nous avons ainsi appris mardi dernier la fermeture la nuit des urgences de l’hôpital du Bailleul du fait d’un manque structurel de médecins urgentistes. Hier, c’est au tour du SMUR de ce même hôpital d’être totalement interrompu pour les mêmes raisons.

Or, le pôle Santé Sarthe Loire, qui enregistre 24.000 passages par an, représente le 1er recours pour un bassin de vie de 150.000 habitants en zone rurale, et ce alors même que les centres hospitaliers les plus proches sont distants en moyenne de 50 km.

Ces fermetures ne permettant plus d’assurer la continuité et la permanence des soins, ont un impact catastrophique pour notre territoire et nos concitoyens.

Elles s’inscrivent par ailleurs en totale contradiction avec les termes de votre « pacte de refondation des urgences », lequel prévoit un accès 24h/24h.

En attendant d’hypothétiques solutions, pas même envisagées à ce jour, les patients sont réorientés vers les urgences du Centre Hospitalier du Mans dont le service est lui-même en grève depuis fin mai.

Il manque en Sarthe 30 % des ressources humaines médicales nécessaires pour assurer le service des urgences et 29 % pour le Smur.

Mme la ministre, le manque de médecins urgentistes, la fermeture des services d’urgences sur nos territoires ruraux ne peut être une fatalité à laquelle nous devrions nous résoudre, comme le laisse sous-entendre vos services.

L’asphyxie hautement symbolique de nos services publics de santé en milieu rural est soit un terrible aveu d’échec de votre politique, soit une stratégie de réorganisation territoriale sous-jacente. A quand des mesures réellement efficaces plutôt que des slogans ?


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