Sylvie
Tolmont


Députée de la Sarthe
4e circonscription


28 octobre 2019

Ma question à Mme Vidal sur la situation préoccupante dans laquelle se trouve l’Université française

Dans le cadre du projet de loi de finances 2020, lors de l’examen de la mission budgétaire Recherche et enseignement supérieur, j’ai interpellé Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, sur la situation préoccupante dans laquelle se trouve d’Université française.

 

Le texte de mon intervention :

Monsieur le Président, Madame la Ministre, Monsieur le Rapporteur, Mes Chers Collègues,

Je souhaite attirer votre attention sur la situation particulièrement préoccupante dans laquelle se trouve l’Université française.

En effet, malgré votre engagement de faire de la réussite étudiante une priorité de l’exécutif, engagement réitéré lors de la présentation stratégique de la mission budgétaire que nous examinons aujourd’hui, force est de constater, Madame la Ministre, que rien ne semble soutenir cet objectif.

En ce sens, la sélection à l’entrée de l’université, que vous avez organisée via le dispositif Parcoursup, a démontré ses limites et ses dysfonctionnements. Plus encore, l’augmentation dérisoire des crédits alloués à l’enseignement supérieur dans le cadre de ce PLF 2020 se heurte aux réalités du terrain.

Cette réalité, c’est, par exemple, celle de la filière STAPS de l’Université du Mans, laquelle a vu, pour la première fois de son histoire, la démission de leurs responsabilités du directeur de cette filière ainsi que de vingt enseignants.

Cela fait près de 3 semaines, qu’avec leurs étudiants, ils dénoncent une baisse inéluctable de leurs moyens corrélativement à une hausse soutenue des effectifs étudiants. De 329 en 2009, la filière compte, cette année, 955 étudiants, dont 448 en première année. Ceci conduit au ratio d’un enseignant pour 48 étudiants, alors qu’à Nantes, celui-ci est d’un pour 34.

La création de deux postes d’enseignants-chercheurs, annoncée par le recteur d’académie, vendredi dernier, n’est pas de nature à apporter une solution pérenne à ces difficultés puisqu’elle repose sur le budget propre de l’Université, laquelle a pourtant voté un plan de retour à l’équilibre budgétaire, ce qui témoigne de son incapacité à assumer une telle dépense.

Seule l’attribution de moyens exceptionnels serait susceptible d’apporter une véritable solution à ce type de problèmes qui concernent l’ensemble des Universités.

Aussi, Madame la Ministre, que comptez-vous faire afin de garantir des conditions d’enseignement dignes et ainsi répondre aux préoccupations légitimes exprimées par le monde enseignant et leurs étudiants ?

Je vous remercie.


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