Sylvie
Tolmont


Députée de la Sarthe
4e circonscription


14 novembre 2019

Plan d’urgence pour l’hôpital et l’autonomie

Plan d’urgence pour l’hôpital et l’autonomie

J’étais présente, hier, aux côtés des personnels du Pôle Santé Sarthe et Loire (PSSL) au Bailleul, lesquels manifestaient pour dénoncer des conditions d’exercice dégradées.

Ce mouvement, d’envergure nationale, s’inscrit dans un contexte de grèves répétées et soutenues, depuis plus de 6 mois maintenant, de la part des personnels qui tirent le signal d’alarme sur la grave crise que connaît l’hôpital public et l’abandon du système de santé par ce gouvernement.

Aussi, derrière cette mobilisation, c’est la survie de l’hôpital public qui est en cause. Or, la santé est l’une des priorités des Français et nous défendons que l’hôpital public est notre bien commun.

C’est donc d’une même voix que nous dénonçons les fermetures de lit, de salles d’opération ou encore d’unités de soins, le retard d’investissement pour les hôpitaux, les situations de sous-effectifs dans les services, la sous-rémunération des personnels soignants…autant de renoncements du gouvernement vis-à-vis de ce service public qui dégradent considérablement les conditions d’accès aux soins et en compromettent la qualité voire la sécurité.

C’est pourquoi, afin de répondre à cette crise qui n’en finit pas, le groupe socialistes et apparentés de l’Assemblée nationale, dont je fais partie, a présenté un « Plan d’urgence pour l’hôpital et l’autonomie » le 22 octobre dernier. 15 mesures y sont exposées, parmi lesquelles :  

Pour l’hôpital :

  • Revaloriser la rémunération des personnels soignants et non-soignants des hôpitaux. Pour cela, nous proposons 830 millions d’euros de plus pour le budget 2020 de l’hôpital (soit un ONDAM à 3,1% au lieu des 2,1% du Gouvernement) ;
  • Reprendre l’investissement dans l’hôpital public : nous proposons 1,5 milliard d’euros par an pendant trois ans. Nous proposons de faire porter par l’Etat un tiers de la dette des hôpitaux publics (10 milliards d’euros sur les 30 milliards d’euros de dette des hôpitaux) ;
  • Mettre en place une règle simple : « zéro suppression de poste au lit du malade ».

Pour la dépendance et l’aide à domicile :

  • Augmenter de 25% le personnel des EHPAD (Etablissements Hospitaliers pour Personnes Agées Dépendantes) ;
  • Revaloriser les métiers de l’aide à domicile avec une hausse des salaires des services d’aide et d’accompagnement à domicile (SAAD) de 150 euros nets par mois ;
  • Lancer un plan de rénovation des EHPAD, pour 3 milliards d’euros sur 10 ans. 

Pour un financement via la CADES (Caisse d’Amortissement de la dette sociale) SANS hausse de taxes ni cotisations :

  • En 1996, a été créé un mécanisme original de remboursement de la dette sociale, via sa gestion par la CADES (Caisse d’Amortissement de la Dette Sociale).
  • La CADES est prévue pour s’éteindre en 2024. Du fait du contexte de taux bas qui permet un refinancement avantageux, nous proposons de décaler à 2027 la date de fin de la CADES.
  • Ceci permet de dégager 5,6 milliards d’euros par an dès 2020, qui peuvent être immédiatement investis dans le plan d’urgence en faveur de l’hôpital.

Ce plan d’urgence (que vous pouvez retrouver dans son intégralité ici) est l’acte premier, préalable à des états généraux de l’hôpital que nous appelons de nos vœux.


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