Sylvie
Tolmont


Députée de la Sarthe
4e circonscription


28 novembre 2019

La majorité rejette l’apprentissage du code de la route au lycée : triste message adressé à la jeunesse

Mercredi 27 novembre 2019, la commission des Affaires culturelles de l’Assemblée nationale a rejeté la proposition de loi de mon collègue et camarade socialiste Jean-Louis Bricout relative au passage de l’épreuve théorique du code de la route dans les lycées.

C’est avec une grande fierté que j’ai soutenue, au nom du groupe socialistes et apparentés cette proposition de loi qui vise à permettre l’apprentissage et le passage du code de la route au lycée.

Cette proposition de loi, née de la prise en compte d’une expérimentation de terrain, s’inscrit en effet dans la continuité d’une expérimentation engagée dans l’Aisne et inscrite dans le Pacte pour la réussite de la Sambre – Avesnois – Thiérache, signé par Jacqueline Gourault, ministre des territoires et des collectivités territoriales, en présence du Président de la République lui-même, signe qu’au sein de l’exécutif, l’idée a suscité un intérêt certain.

Il s’agissait d’un signal fort adressé aux jeunes, public trop délaissé par un gouvernement et une majorité qui envisagent le Service National Universel comme l’alpha et l’oméga de leur politique à destination de la jeunesse.

Dans le cadre des auditions menées pour enrichir ce texte, si les acteurs rencontrés se sont interrogés quant à la mise en œuvre effective du dispositif et les moyens mis à disposition par l’Etat, tous ont salut la pertinence du projet.

– Les lycéens bénéficiaires de l’expérimentation : plus de 83 % d’entre eux plébiscitent la mesure et mettent en avant les bénéfices qu’ils tirent des apprentissages et des révisions réalisés dans un cadre collectif.

– Les proviseurs, enseignants et l’ensemble des personnels de l’éducation nationale qui, d’abord réticents, ont été associés au processus d’expérimentation et ont finalement adopté, eux aussi, un dispositif qu’ils estiment tout à fait pertinent et complémentaire de leurs enseignements.

– Les moniteurs d’auto-école, qui s’inquiétaient à l’origine d’une possible mise en concurrence et d’un manque à gagner ont rapidement réalisé l’intérêt pour la pérennité de leur entreprise. En nouant des partenariats avec les établissements scolaires, ils sont ainsi en mesure de retrouver une clientèle qui s’éloignait de leur établissement au profit de l’apprentissage en ligne.

De plus, l’intégration du passage du code de la route s’inscrivait parfaitement dans la continuité des différents niveaux de sensibilisation à la sécurité routière à l’école primaire puis au collège.  Une belle ambition lorsqu’on considère le caractère incontournable du permis de conduire en matière d’accès à l’emploi mais aussi en matière de pratique culturelles et sportives, en particulier pour les jeunes résidents en milieu rural.

Malgré cela, la majorité parlementaire a décidé de s’y opposer, sans véritable argument, et en renvoyant la mesure à son intégration au SNU.

Une fois encore, la jeunesse est délaissée par ce gouvernement et cette majorité. C’est une triste nouvelle à laquelle nous ne pouvons nous y résigner et c’est pour cette raison que nous continuerons à défendre cette proposition de loi lors de son examen en séance publique le 5 décembre prochain.


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