Sylvie
Tolmont


Députée de la Sarthe
4e circonscription


20 décembre 2019

Soutien aux personnels de Radio France mobilisés contre un plan d’économie injustifié

Le 14 novembre dernier, Sybille Veil présentait la dernière mouture de son « projet d’adaptation » de Radio France, projet prévoyant notamment 60 millions d’euros d’économies et la suppression de 299 postes d’ici à 2022.

L’annonce de ce plan social déguisé a déclenché un mouvement social d’ampleur parmi les personnels du groupe radiophonique ; mouvement qui entre, en ce vendredi 20 décembre, dans son 26e jour. Néanmoins, Franck Riester et Sybile Veil, respectivement ministre de la Culture et PDG de Radio France ne semblent toujours pas disposés à entendre une exaspération qui est parfaitement légitime.

En effet, l’ensemble des syndicats s’accordent à considérer ce plan comme insoutenable et injuste, sauf à admettre une baisse inéluctable de la qualité des programmes offerts aux auditeurs, ces mêmes auditeurs qui pourtant plébiscitent les antennes radios publiques.

Selon la dernière enquête Médiamétrie du 20 novembre dernier, Radio France a consolidé les très belles performances qui sont les siennes depuis le début de cette année : France Inter est écoutée par 6,4 millions de Français chaque jour et confirme ainsi sa place de leader, talonnant même RTL en part de marché, du jamais-vu. France Culture, quant à elle, enregistre des scores historiques en réunissant plus de 1,6 millions d’auditeurs quotidiens.

Malgré ces succès d’audience, Madame Veil, bien accompagnée par le Gouvernement, continue à prôner sa volonté de réduction budgétaire avec injonction contradictoire de se développer, rendant la situation sociale explosive au sein de Radio France.

Par ailleurs, alors que le budget de l’audiovisuel public s’apprête à être amputé de près de 30 millions d’euros, conséquence de la baisse de 1€ de la contribution à l’audiovisuel public en 2020, il parait indécent de ne pas entendre la colère de ceux qui, chaque jour, participent au bon fonctionnement de ce service public en matière de proximité, de rayonnement culturel et musical, d’information, de décryptage et d’éducation aux médias.

Les responsables et initiateurs de ce plan d’économies drastique doivent consentir à un moratoire vis-à-vis de ce qui s’apparente à un grave affaiblissement du service public radiophonique. Il en va du bon fonctionnement de notre démocratie, qui a besoin d’une information de qualité, en capacité de faire vivre la pluralité des opinions et d’éclairer les débats.

Afin de soutenir les syndicats de Radio France dans leur démarche, j’ai notamment cosigné un courrier (à l’initiative d’Elsa Faucillon, députée GDR des Hauts-de-Seine) destiné à Franck Riester et l’incitant à rencontrer les syndicats de Radio France, ce qu’il a toujours refusé jusqu’ici.

Je vous invite, par ailleurs, à signer la pétition « La radio publique est en danger » que vous pouvez retrouver en cliquant ici. Nous sommes déjà plus de 60 500 signataires mais le soutien de tous est indispensable pour que le Gouvernement entende la profonde inquiétude des salariés de Radio France.


Partager sur Twitter Partager sur facebook