Sylvie
Tolmont


Députée de la Sarthe
4e circonscription


06 mars 2020

Mon soutien à la motion adoptée par la CPAM de la Sarthe

J’ai été sollicité, en début d’année, sur le problème de prise en charge médicale en Sarthe ainsi que sur la motion adoptée par le conseil de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie de la Sarthe, le 10 décembre dernier. Celle-ci demande à ce que des mesures urgentes soit prises afin de contrôler les installations de médecins dans certaines villes et par conséquent de réguler la présence de ces derniers sur le territoire.

Depuis plusieurs mois, j’alerte les services de l’ARS ou directement Madame la Ministre de la Santé sur cette problématique qui s’explique, pour une grande part, par une pénurie de médecins, notamment dans certaines spécialités. 

Cette désertification médicale contribue à une altération des conditions d’exercice des médecins, de l’ensemble des équipes de santé, à une dégradation dans l’accueil des patients et, finalement, peut conduire à la fermeture de services. 

Sur l’ensemble de ces sujets, j’ai été attentive aux craintes et demandes exprimées et n’ai eu de cesse de les exprimer au sein de l’hémicycle.  

C’est en ce sens que j’ai alerté la Ministre de la Santé sur le manque croissant de gynécologues médicaux, sur la crise des services d’urgence et ai dénoncé la fermeture de nuit des urgences de l’hôpital du Bailleul pendant 3 semaines et la fermeture, toujours d’actualité, du service du SMUR. 

Plus récemment encore, je suis intervenue auprès de la Ministre pour lui exprimer ma profonde indignation de voir fermer le service de réanimation pédiatrique et ai formulé mes craintes sur les risques pesant sur le service de réanimation prénatal et sur le statut de niveau 3 de la maternité.

S’agissant de la motion adoptée par la CPAM de la Sarthe, j’ai constaté qu’elle visait à encadrer l’installation des médecins sur les territoires. 

À cet égard, je partage la conviction selon laquelle il faudrait inciter l’installation de médecins dans les zones où il y a effectivement un déficit. C’était là d’ailleurs tout le sens de la proposition de loi « pour des mesures d’urgence contre la désertification médicale » déposée par mon groupe parlementaire en janvier dernier, laquelle prévoyait de créer un dispositif incitation de régulation de l’installation des médecins. 

Nous avons, de nouveau, défendu ce dispositif à l’occasion d’une proposition de loi déposée par mon groupe parlementaire, laquelle a été examinée en commission le 27 novembre dernier.

Malheureusement, la majorité est restée sourde à nos propositions et a vidé notre proposition de loi de sa substance. 

Par ailleurs, s’agissant de l’accès aux soins, après avoir alerté le gouvernement sur l’ampleur de la crise affectant les urgences, j’ai soutenu, avec mon groupe parlementaire, le 22 octobre dernier, un « Plan d’urgence pour l’hôpital et l’autonomie ».

Le plan annoncé par le gouvernement, le 20 novembre dernier, constitue une nouvelle source de désillusion pour nous et il est certain qu’il n’est pas à la hauteur des attentes exprimées depuis plusieurs mois par les personnels hospitaliers. 

Nous formons l’espoir que ces différentes actions conduisent le gouvernement à fléchir sa position sur l’implantation régulée des médecins sur notre territoire.


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