Sylvie
Tolmont


Députée de la Sarthe
4e circonscription


06 mai 2020

Éducation nationale / Éducation populaire : des collaborations à développer

Par courrier en date de ce jour, avec mes collègues députés Socialistes et apparentés de la commission affaires culturelles et de l’éducation, j’attire l’attention du Ministre Blanquer sur les relations à construire entre l’Éducation nationale et les structures de l’Éducation populaire dans la période de sortie de confinement.

 

Le protocole sanitaire de reprise des cours, à compter du 11 mai prochain, prévoit la mobilisation en présentiel de la plupart des enseignants pour permettre à la fois le « dédoublement des classes » (règle des 4m²/enfant), le respect des normes sanitaires et des conditions d’accueil optimales pour les enfants. La souplesse et l’adaptabilité du dispositif de reprise deviendront la règle dans la période particulière allant de la sortie du confinement à la fin de cette année scolaire particulière, voire au-delà.

Dans certaines communes, des partenariats avec les structures de l’Éducation populaire sont en train d’être construits ou consolidés, que ce soit pour les activités périscolaires à proprement parler ou pour l’accueil d’enfants de personnels prioritaires (soignants, policiers…) ou de fratries.

Plus globalement, il est évident que cette reprise particulière floutte fortement la « frontière » entre le temps scolaire, le temps extra-scolaire et le temps périscolaire. La structuration juridique de ces différents temps, jusqu’alors consensuelle, devra sans doute être questionnée. Le dispositif « Sport, Santé, Civisme et Culture » (2S2C) propose même de globaliser l’offre scolaire et périscolaire.

Pour l’heure et en fonction des contextes, dans nos circonscriptions respectives, les acteurs de l’Éducation populaire se disent prêts à se mobiliser en soutien de l’Éducation nationale, que ce soit pour l’organisation d’Accueils Collectifs de Mineurs (ACM) ou l’ouverture de Centres de Loisirs Sans Hébergement (CLSH).

Nombreuses sont les structures de ce type qui fonctionnent en ayant recours à des contractuels sur la base d’inscriptions précises. Les financements de la Caisse d’Allocations Familiales (CAF), eux-mêmes indexés sur les effectifs, avec parfois l’ajout de subventions au titre des crédits « politique de la ville », concourent au fonctionnement général de ces partenaires éducatifs intervenant en temps normal sur le temps périscolaire.

Or, la mobilisation d’acteurs de l’Éducation populaire pendant le temps scolaire va devenir une réalité massive partagée dans de nombreux territoires dans les prochaines semaines.

Aussi, la question du versement des prestations de la CAF pour la conduite d’activités périscolaires en temps scolaire se pose déjà. Nous demandons donc au Ministre de nous préciser la position du Gouvernement sur ce point.

Plus largement, nous souhaitons l’interroger aujourd’hui, afin de lui demander quelles mesures de soutien financier pourraient être rapidement déployées, en lien avec les CAF locales et le Ministère des Solidarités et de la Santé, pour permettre une collaboration optimale, rapide et efficace, entre l’Éducation nationale et l’Éducation populaire dans les prochaines semaines.


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