Sylvie
Tolmont


Députée de la Sarthe
4e circonscription


04 juin 2020

Mon soutien en faveur de la suppression du délai de carence pour l’accès à l’AME ou la PUMa

Suite à différents courriers de la Ligue des Droits de l’Homme du Mans et des États Généraux de la Migration locale de la Sarthe, j’ai décidé d’interpeller le Premier Ministre et le Préfet de la Sarthe en faveur de la suppression du délai de carence de 3 mois pour avoir accès à l’AME (Aide Médicale d’État) ou à la PUMa (Protection Universelle Maladie).

 

Dans le cadre de l’examen du projet de loi de finance (PLF) pour 2020, j’avais, avec mon groupe parlementaire, fait part de mon opposition quant au durcissement des conditions d’accès aux soins des personnes étrangères. Il en va du devoir d’une société solidaire d’assurer l’accès aux soins à chacune et chacun, quelle que soit sa condition.

Aujourd’hui, nous estimons, à plus forte raison du fait de la grave crise sanitaire, que ce délai n’a pas lieu d’être et risque de contribuer à la propagation de l’épidémie.

En effet, les risques de propagation  sont démultipliés si l’on considère, au-delà du seul aspect sanitaire, les conditions d’existence difficiles de ces populations, notamment leurs conditions d’accès à un logement décent et les faibles ressources dont ils disposent pour subvenir à leurs besoins les plus élémentaires.

Aussi, afin de répondre à la problématique générale de l’accès aux soins des personnes étrangères, j’ai co-signé un courrier, en date du 8 avril dernier, visant à obtenir la régularisation provisoire des personnes sans papiers. J’ai, par la suite, publié une question écrite allant dans le même sens.

 

Sur le plan local, j’ai également été interpelée par la Ligue des Droits de l’Homme du Mans et des États Généraux de la Migration locale de la Sarthe, lesquels formulaient, au-delà de la demande de suppression du délai de carence, plusieurs recommandations visant à assouplir certaines mesures opposables à ces populations et à la mise en place de nouvelles modalités d’aide à leur égard.

C’est pourquoi, j’ai, par un un courrier en date du 5 mai dernier, interrogé le Préfet de la Sarthe sur ces problématiques locales.

N’ayant pas eu de retour sur ce premier courrier, j’ai, le 22 mai, décidé de relancer  le Préfet et lui ai fait part de la nécessité d’accorder une audience à ces acteurs associatifs afin d’évoquer l’ensemble de ces problématiques.

Je me réjouis d’apprendre aujourd’hui que cette relance a été fructueuse en ce qu’une audience est effectivement programmée pour demain.


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