Sylvie
Tolmont


Députée de la Sarthe
4e circonscription


08 septembre 2020

Mon action en soutien à l’entreprise adaptée EARTA

À la suite du redressement judiciaire du distributeur Presstalis et de la liquidation de ses filiales locales, l’activité de l’entreprise adaptée EARTA et de ses deux sites sarthois est gravement menacée.

Auparavant prestataire de la Société d’Agences et de Diffusion (SAD), EARTA assurait la gestion pour le Grand Ouest (Nantes, Rennes, Tours, et Le Mans) de la reprise des invendus de presse.

Néanmoins, en dépit d’une efficacité des salariés déjà prouvée depuis plusieurs années, et alors même qu’un investissement non négligeable de 800 000 euros dans son outil industriel a été réalisé par l’entreprise en 2018, ce statut de mandataire dépositaire n’a pas été renouvelé par France Messagerie et les Messageries Lyonnaises de Presse (MLP) dans le cadre de la restructuration du réseau de distribution.

Espérant conserver, a minima, son activité actuelle, sans modification de son périmètre territorial, la société a finalement appris que son activité avait tout simplement vocation à disparaître, le traitement des flux retours étant internalisé dans la nouvelle organisation.

De fait, du jour au lendemain, et sans aucune transparence sur les raison de ce choix, les salariés du groupe ont appris que leur activité avait tout simplement vocation à disparaître. Ainsi, ce sont 250 salariés, dont 220 en situation de handicap, qui risquent d’être sacrifiés.

Une telle décision est, d’une part incohérente au vu de l’efficacité de l’entreprise et, d’autre part, un terrible signal pour notre territoire.

Mobilisée aux côtés du dirigeant Didier Rio et des salariés du groupe EARTA, dès le 17 juillet, j’ai immédiatement saisi Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance, Roselyne Bachelot, ministre de la Culture et Sophie Cluzel, secrétaire d’État chargée des personnes handicapées pour les alerter sur la situation des plus anxiogènes dans laquelle se trouvent les salariés de l’entreprise et connaître leurs intentions.

En effet, le 1er juillet dernier, dans un communiqué de presse, le Ministre de l’Économie ainsi que l’ancien Ministre de la Culture avaient annoncé la mise en place de diverses mesures visant à soutenir la poursuite de l’activité de Presstalis. Il s’agissait, notamment, d’un versement anticipé des 27 millions de subvention prévus en loi de finances ou encore d’une contribution de l’État aux besoins de reprise de la nouvelle structure à hauteur de 80 millions d’euros.

Au total, une aide globale de près de 200 millions d’euros a été notifiée et la promesse « d’être attentifs aux conséquences sociales de cette restructuration » a été signifiée dans cette communication.

Eu égard à l’importance du montant de ces aides et du contexte singulièrement anxiogène dans lequel se trouvent les employés de l’entreprise EARTA, je demandais que la plus grande transparence soit apporter quant à leur condition de répartition. Malheureusement ces courriers sont encore sans réponse à ce jour.

Le 27 août dernier, je me suis à nouveau déplacée sur le site de Voivres-lès-le Mans pour les assurer de mon soutien et de ma volonté de poursuivre mon engagement à leurs côtés leur apporter mon soutien plein et entiers.

Sans réponse à ce stade des 3 ministres que j’ai interpelés (chacun appréciera), je souhaite porter le dossier lors d’une prochaine Question au Gouvernement lors de la reprise de la session parlementaire.

Il serait effectivement incompréhensible que le Gouvernement, lequel a consenti 120 millions à France Messagerie pour son plan de restructuration, ferme les yeux sur cette décision, et ce, alors que la question du handicap avait été élevée au rang de priorité de son quinquennat par le Président de la République.


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