Sylvie
Tolmont


Députée de la Sarthe
4e circonscription


29 septembre 2020

Ma position sur le RIP sur le bien-être animal

Vous avez été très nombreux à m’engager à prendre part favorablement au Référendum d’Initiative Partagée (RIP) pour les animaux, initiative portée par plusieurs associations, en tête de ligne l’association L214, des ONG ainsi que plusieurs grands chefs d’entreprises.

Je me réjouis de cette initiative politique citoyenne, laquelle s’inscrit dans le sillon du RIP qu’avait initié mon groupe parlementaire, le groupe socialiste et apparenté, afin de s’opposer à la privatisation des Aéroports de Paris (ADP).

Sur le fond, cette démarche vise une cause légitime qui est celle du bien-être des animaux, lesquels ont été reconnus, sous le quinquennat de François HOLLANDE, comme des « êtres vivants doués de sensibilité » (Art. 515-14 du Code civil issu de la Loi n° 2015-177 du 16 février 2015 relative à la modernisation et à la simplification du droit et des procédures dans les domaines de la justice et des affaires intérieures).

Aussi, si j’adhère à l’esprit de cette initiative, son ambition, je ne peux toutefois pleinement y souscrire.

En effet, les différents articles qui composent ce projet posent des injonctions, et plus particulièrement des interdictions, qui ne laissent que peu de place au dialogue, à la concertation et polarisent les oppositions de principe, notamment entre les citadins et les ruraux, sans chercher à obtenir des améliorations progressives.

Malheureusement, le référendum me semble être la forme propice à une telle dichotomie en ce qu’il conduit à un seul vote favorable ou défavorable. La complexité de notre monde, et des différents impératifs à prendre compte afin de défendre l’intérêt général, ne peut se résoudre en un simple oui ou non.

Parmi les propositions qui émanent du projet, c’est surtout celles concernant l’interdiction de l’élevage en cage et l’instauration d’un élevage exclusivement en plein air qui me semblent les plus problématiques à cet égard.

En effet, il m’apparait nécessaire d’appréhender les moyens, les alternatives ainsi que les conséquences de telles mesures tant pour les consommateurs que pour les éleveurs. Cette approche suppose un dialogue sain et respectueux des intérêts de chacun.

Aussi, si je souscris aux objectifs du bien-être animal et de la préservation de notre environnement que postule ce projet, je ne crois pas qu’il soit de nature à permettre les réelles améliorations attendues ni à ménager l’intérêt général.


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