Sylvie
Tolmont


Députée de la Sarthe
4e circonscription


15 octobre 2020

Mon intervention sur l’évaluation de l’accès à l’enseignement supérieur

Ce mercredi 14 octobre, je suis intervenue, au nom des députés Socialistes et apparentés, lors de la présentation du rapport d’information sur l’évaluation de l’accès à l’enseignement supérieur en commission des Affaires culturelles et de l’Éducation.

Ce rapport a été présenté par mon collègue Régis Juanico et Mme Nathalie Sarles (députée LaREM).

Celui-ci aborde les trois volets de l’accès à l’enseignement supérieur, à savoir, le processus d’orientation, le fonctionnement de la plateforme d’affectation ainsi que l’accompagnement des étudiants à leur arrivée dans l’enseignement supérieur.

J’ai fait le choix de les interroger sur la place du numérique dans l’orientation des élèves.

 

Le texte de mon intervention :

Monsieur le Président,

Je souhaite m’associer aux félicitations adressées aux rapporteurs pour la qualité de leur travail, formulant des propositions relatives à l’accès à l’enseignement supérieur qui n’est pas, loin s’en faut, un long fleuve tranquille ainsi qu’à ses préalables déterminants que constituent les phases d’orientation et d’affectation.

Comme vous le soulignez, la question de l’orientation représente, encore aujourd’hui, et ce malgré les réformes successives, un préalable insuffisamment consacré, peut-être même considéré, dans la pratique.

On le sait une mauvaise orientation peut conduire à des erreurs, des échecs, a minima à des réorientations ou à des reprises d’études pour lesquelles, vous l’avez relevé, le taux d’affectation, par Parcoursup, demeure malheureusement trop faible.

Plus fondamentalement, l’orientation participe évidemment de la lutte contre les inégalités sociales et territoriales et contre cette forme d’autocensure qui en découle ; elle est capitale pour combattre (si je puis dire) l’immobilité sociale.

Votre rapport met en évidence l’aspect incontournable désormais du numérique en la matière. En effet, selon un rapport de l’inspection consacré à l’orientation, « les sites internet, publics mais aussi privés, sont en passe de supplanter les interlocuteurs scolaires traditionnels, voire l’entourage proche des jeunes ».

Toutefois, une telle recherche solitaire sur internet laisse entière la problématique des inégalités sociales et n’apporte pas de garantie suffisante quant à la pertinence des informations récoltées par rapport au projet individuel souhaité.

Il est à craindre d’ailleurs que la crise sanitaire, laquelle suppose la réduction des interactions sociales, poussera davantage encore les élèves vers le numérique.  

À cet égard, vous rappelez dans votre rapport, « le besoin prioritaire d’accompagnement humain pour aider les lycéens à décrypter les informations qu’ils recueillent sur la toile ».

Aussi j’aurais deux questions.

Pourriez-vous nous faire part de vos propositions concrètes s’agissant de cette problématique de l’accompagnement humain ?

Et faut-il, selon vous et à cet égard, renforcer les moyens accordés à l’ONISEP ou, à tout le moins, assurer une plus grande visibilité vis-à-vis de ses travaux ? 


Partager sur Twitter Partager sur facebook