Sylvie
Tolmont


Députée de la Sarthe
4e circonscription


13 janvier 2021

Jeunesse : Tout faire pour l’accompagner efficacement dans cette période troublée !

Je suis revenue, dans le cadre d’un débat relatif à la pauvreté à l’Assemblée nationale, sur les enjeux liés à la jeunesse, première victime de la crise économique et sociale liée à l’épidémie de Covid-19 !

La crise du coronavirus impacte de plein fouet la jeunesse et a révélé la situation de fragilité structurellement précaire de la condition étudiante dans sa grande majorité.

Les chiffres recensés par la commission d’enquête pour mesurer et prévenir les effets de la crise du covid-19 sur les enfants et la jeunesse (dont j’étais membre) sont édifiants : 19 % des étudiants déclarent avoir dû se restreindre dans l’achat de produits de première nécessité pendant le confinement, 6,4 % des étudiants ont indiqué avoir connu des restrictions alimentaires pour des raisons financières.

Aujourd’hui, dans mon département de la Sarthe comme dans tout le pays, les associations tirent la même sonnette d’alarme : les moins de 25 ans sont en situation de misère et les besoins en aides alimentaires, sociales et informatiques vont grandissants.

Il y a donc urgence à agir.

Une des mesures immédiates préconisées à la fois par la commission d’enquête et par les associations de lutte contre la pauvreté et les organisations syndicales, serait l’ouverture du RSA aux 18-25 ans.

A contrario, le gouvernement choisit de généraliser le principe de l’accompagnement rémunéré de la Garantie Jeunes que nous avions mis en place sous le quinquennat de François Hollande. Ce dispositif s’est effectivement révélé performant et nous nous en réjouissons grandement.

Mais en se limitant aux aspects d’insertion professionnelle, louable mais problématique dans la situation économique actuelle, le gouvernement ne peut répondre, tant dans les volumes que dans les montants, au problème structurel de massification de la précarité des jeunes.

En annonçant dans le JDD, 200.000 bénéficiaires attendus de la « Garantie jeunes universelle avec une rémunération de 500 €/mois, ramené après fast-check en réalité à 282 euros, la réponse gouvernementale reste très en deça des besoins d’environ 1,5 million de jeunes en difficultés selon les chiffres issus de la commission d’enquête et de l’Observatoire des inégalités.

Le groupe socialiste et moi-même proposons pour notre part, à travers le dispositif AILES, de créer une dotation universelle pour tous les jeunes de 18 ans et un revenu de base inconditionnel qui touche à tous les aspects de la vie des jeunes, formation, mobilité, engagement, avec un montant à la fois familiarisé et non conditionné à des démarches de recherches d’emploi. Nous en débattrons à l’Assemblée en février.


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