Sylvie
Tolmont


Députée de la Sarthe
4e circonscription


27 mai 2021

Égalité entre les femmes et les hommes au CESE : quid de la grande cause du quinquennat ?

J’ai cosigné une tribune, aux côtés d’autres élus, universitaires, associations et militantes féministes, dénonçant l’absence des associations féministes du Conseil économique, social et environnemental (CESE) après la désignation de ses nouveaux membres par le Président de la République.

En effet, nous déplorons l’absence de représentant.es du mouvement féministe associatif parmi les 8 représentant.es de la vie associative que compte le CESE, troisième assemblée constitutionnelle, laquelle conseille le Gouvernement et le Parlement sur l’élaboration des lois et les orientations des politiques publiques.

Seule une organisation féministe a été retenue mais au titre de la cohésion sociale et territoriale : la FNSF (Fédération Nationale Solidarités Femmes). Malgré son travail remarquable, celle-ci ne sera malheureusement pas en mesure de porter l’ensemble des problématiques relatives aux inégalités subies par les femmes et peser sur les décisions du CESE.

L’éviction de toutes les associations militant pour les droits des femmes est inacceptable, alors même que le Président de la République avait fait de l’égalité entre les femmes et les hommes la grande cause de son quinquennat.

La réforme du CESE devait être le « trait d’union » entre la société civile et les pouvoirs publics. Ses membres devraient donc être représentatifs de la diversité de la société.

Ainsi, il est fondamental que les associations féministes puissent être entendues en permettant, au sein du CESE, de mieux lutter contre toutes les inégalités qui font l’objet des revendications actuelles des femmes.


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