Sylvie
Tolmont


Députée de la Sarthe
4e circonscription


03 juin 2021

Printemps de l’évaluation : j’interroge le ministre sur la gestion des personnels en difficulté

À l’occasion du Printemps de l’Évaluation, la commission des finances conduit des évaluations destinées à la fois à contrôler l’exécution des dépenses de l’État, pour l’année écoulée, et à examiner l’efficience des politiques publiques.

Cette année, la commission a choisi d’inscrire, pour la mission enseignement scolaire, la thématique de « la gestion des personnels en difficulté ».

C’est dans ce cadre que je suis intervenue, ce matin, pour insister sur la situation des assistants d’éducation, des AESH, des Psy-EN, des infirmiers scolaires, des assistants pédagogiques et des assistants de prévention et de sécurité ainsi que l’ensemble des personnels contractuels du ministère, autant de grands absents pour les revalorisations issues du Grenelle.

Là encore, les moyens effectifs consentis par le gouvernement sont bien éloignés des promesses initialement formulées.

J’ai, à cet égard, rappelé que, sous le quinquennat précédent, sur les 3 milliards d’euros de rallonge qui avait été programmée dans le cadre du dernier projet de loi de finances (PLF), 814 millions avaient été consacrés à la revalorisation des enseignants. De plus, ce quinquennat s’était achevé par un dégel du point d’indice de 1,6 %, contrairement à ce qui est observable aujourd’hui.

Or, selon les informations dont nous disposons, il apparaît que moins d’un tiers des enseignants seraient concernés par cette revalorisation en 2021, et ce, sous forme de prime, le point d’indice restant en conséquence gelé.

La note d’analyse de l’exécution budgétaire 2020 de la Cour des Comptes relève justement, en ce sens, que le financement des réformes annoncées et l’engagement de revalorisation des rémunérations et des carrières des enseignants issus des conclusions du Grenelle de l’éducation, ne sont pas suffisamment documentés.

C’est pourquoi, face à ces lacunes, j’ai interrogé le Ministre sur le nombre d’enseignants qui bénéficieront effectivement de cette revalorisation. Je l’ai également interrogé sur l’engagement de la loi de programmation pluriannuelle, promise depuis des mois, et qui constituerait une garantie de stabilité dans la durée pour les personnels ainsi que pour la sincérité des prévisions financières.


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