Sylvie
Tolmont


Députée de la Sarthe
4e circonscription


13 juillet 2021

Assistants familiaux : pour une reconnaissance à la hauteur de leur engagement

Hier, j’ai rencontré des représentantes syndicales afin d’échanger sur la situation des assistants familiaux de la fonction publique territoriale, à l’occasion des débats sur le projet de loi relatif à la « protection des enfants ».

L’assistant familial, communément appelé « famille d’accueil », héberge à son domicile, moyennant rémunération, des jeunes en difficulté (mineurs ou des jeunes majeurs jusqu’à 21 ans).

Cette profession est absolument fondamentale, en ce qu’elle assure une permanence relationnelle de ces jeunes et les aide à aller vers l’autonomie. Il s’agit d’un véritable engagement au quotidien, afin de permettre aux jeunes de trouver une place dans la société.

Toutefois, les assistants familiaux rencontrent de graves difficultés. En effet, il s’agit d’une profession précaire, peu valorisée socialement et financièrement. Ainsi, la rémunération minimale est d’environ 1 230 euros par mois et le droit au répit (jours fériés et congés) ne peut leur être garanti. De plus, ils ne sont pas considérés comme des agents titulaires de la fonction publique territoriale, ce qui dévalorise leur statut. La crise sanitaire a, en outre, mis en lumière ces difficultés, en conduisant à l’accentuation de leur isolement.

Cette rencontre avec des représentantes syndicales s’inscrit dans le contexte du projet de loi relatif à la protection des enfants, lequel, adopté le 8 juillet dernier à l’Assemblée nationale, vise à « assurer un socle commun de droits pour tous les enfants, à soutenir les professionnels, et à construire une nouvelle étape dans la politique publique de la protection de l’enfance ». Le titre IV de ce projet de loi porte précisément sur le statut des assistants familiaux.

S’il apporte une meilleure stabilité financière à cette profession, ce projet de loi n’est pas à la hauteur des enjeux et des difficultés que ces derniers rencontrent. Ces mesures ne seront, en effet, pas suffisantes pour renforcer l’attractivité de la profession et leur garantir des conditions de travail satisfaisantes.

C’est la raison pour laquelle mon groupe a porté des amendements afin de compléter les lacunes de ce texte.

Je compte à présent rester vigilante à l’évolution de ce projet de loi, afin que les assistants familiaux puissent bénéficier d’une reconnaissance accrue, d’une rémunération à la hauteur de leur engagement et d’un véritable cadre d’emploi.


Partager sur Twitter Partager sur facebook