Sylvie
Tolmont


Députée de la Sarthe
4e circonscription


18 novembre 2021

Retour sur la visite express du Ministre de la Santé au Mans

Le Ministre Olivier VÉRAN a fait un bref passage ce mardi sur le chantier du futur Centre de cancérologie de la Sarthe dans l’unique but d’assurer la promotion du plan d’investissements en santé du Gouvernement pour notre Région.

Il est tout d’abord notable que ce plan court sur la période allant de 2021 à 2030, un engagement sur le long terme alors que les besoins sont immédiats et qu’un autre Gouvernement pourrait faire le choix de revenir dessus.

Un engagement tardif par ailleurs alors que s’achève le quinquennat, ce qui laisse à penser que le Gouvernement est bien entré en campagne électorale.

Au-delà des annonces chiffrées, le Ministre a balayé d’un revers de main les vives préoccupations des personnels soignants et des citoyens sarthois.

Celles-ci constituaient d’ailleurs le sens de ma présence lors du traditionnel accueil républicain.

N’ayant pu obtenir un temps d’échange avec le Ministre, je l’ai à cette occasion expressément interpellé sur la crise que traverse notre système de santé et les difficultés souvent plus accrues qu’ailleurs dans notre département.

J’ai ainsi évidemment évoqué la question de la désertification médicale sur notre territoire et la nécessité de répondre à l’inquiétude des 60 000 sarthois sans médecin traitant, rappelé les 50% de postes vacants d’urgentistes et demandé des mesures immédiates.

Il est grand temps en effet d’en finir avec ces fermetures devenues maintenant habituelles des urgences dans nos hôpitaux de proximité, en particulier au Pôle Santé Sarthe Loir au Bailleul où, récemment, les urgences ont même cessé de fonctionner en journée, sans parler de la maternité fermée elle aussi en journée faute d’anesthésiste ou de de l’absence de SMUR désormais.

Vraisemblablement, ces préoccupations n’ont pas rencontré celles du Ministre qui s’en est tenu à la seule évocation de l’ouverture du numérus clausus dont on sait que les effets ne surviendront qu’à long terme ajoutant même qu’il nous fallait cesser de nous laisser aller au catastrophisme.

Fermez le ban donc, l’égalité dans l’accès aux soins attendra.

C’est inacceptable tant il en va de la santé des Sarthois.


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