Sylvie
Tolmont


Députée de la Sarthe
4e circonscription


24 novembre 2021

Parcoursup : « Nous excluons bien plus que nous accueillons »

À l’occasion de l’examen, en commission des Affaires culturelles et de l’Éducation, de la proposition de loi visant à atténuer les inégalités d’accès à l’enseignement supérieur générées par Parcoursup, je suis intervenue au nom de mon groupe pour dénoncer les nombreuses injustices créées par cette plateforme et la nécessité d’y mettre un terme.

Les inégalités sociales et territoriales dans l’accès à l’enseignement supérieur sont fortes dans notre pays et Parcoursup en est un facteur aggravant.

Finalement, Parcoursup comme Admission Post-Bac est un échec et ne tient pas ses promesses, parce qu’il produit les mêmes déceptions et reste avant tout un dispositif de gestion de listes d’attentes dans l’impossibilité de masquer le problème principal des universités qu’est le manque de capacités d’accueil dans un certain nombre de filières.

Le type d’injustices produites par Parcoursup au nom de la méritocratie, contiennent en germe une crise du lien social. Elles abiment le sentiment de reconnaissance sociale en donnant à des milliers de jeunes l’impression de ne pas trouver leur juste place dans la société.

Il me semble indispensable de sortir de la logique actuelle du dispositif Parcoursup qui fait qu’un algorithme seul décide de l’orientation des jeunes.

Aussi à terme, il me paraît nécessaire :
– de garantir l’accès à l’enseignement supérieur et mettre en place les conditions de la réussite étudiante ;
– de remplacer Parcoursup par un nouveau parcours d’orientation plus respectueux du projet personnel des jeunes ;
– de mettre fin à une sélection par les capacités d’accueil quand elles sont seulement le résultat de la pénurie de moyens des universités.


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